SOREDEM

SOCIÉTÉ DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT MINIER

Mission

En relation étroite et continue avec l'industrie minière, identifier, développer et faire connaître les projets et les opportunités en matière de recherche et développement, et ce, dans un esprit d'innovation, d'efficacité et de collaboration.

Vision

Devenir le catalyseur par excellence dans le soutien, l'intégration et la stimulation de l'innovation dans l'industrie minière. Cette organisation reçoit, regroupe, priorise et communique les solutions répondant aux besoins actuels et futurs de l'industrie.

Valeurs

Collaboration: une organisation qui travaille en collaboration avec l'industrie, ses acteurs, ses partenaires, ses membres.

Rigueur: une organisation qui est rigoureuse dans ses façons de faire et dans la livraison des résultats; sa compétence et sa persévérance servent aussi à assurer cette rigueur.

À l'écoute: une organisation axée d'abord et avant tout sur les besoins de ses membres.

Ouverture: une organisation ouverte et créative assurant une synergie et une communication avec l'industrie.

Projets en cours

  • Projet Minrail
    Problématique

    Le projet Minrail devrait permettre de minimiser l'utilisation de foreuses à béquilles et avoir un effet à long terme sur la santé physique des travailleurs d'exploitations minières utilisant des équipements plus traditionnels. Ce projet devrait entre autres diminuer l'incidence de la maladie de Raynaud. SOREDEM est d'avis que ce projet s'imbrique dans une optique innovante pour les gisements à faibles pendages et aussi pour le développement économique des gisements filoniens.

    Objectifs

    Ce projet consiste notamment à tester, dans des conditions minières réelles, des équipements pour l'excavation mécanisée des gisements à faibles pendages. C'est à partir d'une plateforme hydraulique, se déplaçant grâce à des poutrelles d'acier fixées aux toits des galeries, que le fonçage, le marinage et le boulonnage s'effectueront de façon sécuritaire.

    Dates de début et de fin
    Coûts encourus

    Début: mars 2017

    Fin: mai 2017

    530 000 $

    Partenaires

    Les principaux partenaires de cette initiative sont :

    • Minrail
    • EBC Mines
    • CanmetMINES
    • SOREDEM
    • Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation

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    État d'avancement

    En préparation et mobilisation.

    Résultats

    Le rapport final est à venir.

  • Étude comparative entre les équipements à batterie et au diesel
    Problématique

    La principale raison de ventiler une mine découle de l'utilisation du diesel comme source d'énergie. Comme les opérations souterraines deviendront de plus en plus profondes et les équipements miniers de plus en plus puissants, il devient impératif d'étudier des sources alternatives d'énergie afin de minimiser le développement de chaleur et les effets sur la ventilation. Le diesel étant un combustible fossile non renouvelable, il est raisonnable de penser que son utilisation diminuera dans un futur proche et que l'augmentation de sont coût risque d'être supérieur à celui de l'électricité.

    Objectifs

    Le principal objectif du projet est d'effectuer une veille technologique des différents véhicules électriques utilisés par les mines souterraines, notamment les équipements miniers de transport et de déblayage utilisant des technologies d'emmagasinage d'énergie électrique sous forme de batterie au lithium ou autres alliages. Ensuite, le projet vise à effectuer une comparaison des caractéristiques de ces équipements. D'autres types d'énergie électrique plus conventionnelle (de type branchable ou "trolley") seront aussi comparées.

    Dates de début et de fin
    Coûts encourus

    Début: octobre 2015

    Fin: mai 2017

    45 000 $

    Partenaires

    Les principaux partenaires de cette initiative sont :

    • CanmetMINES
    • SOREDEM
    État d'avancement

    En cours.

    Résultats

    Le rapport final est à venir.

  • Initiative sur l'introduction de l'hydrogène dans les mines (IIHM)
    Problématique

    Dans les mines souterraines, la manutention du roc est assurée par une combinaison de camions et chargeuses-navettes propulsés par des moteurs diesel. Bien que les gaz de combustion des moteurs diesel soient dilués et évacués par un puissant réseau de ventilation, l’objectif à long terme de l’industrie minière est l’utilisation de véhicule entièrement électrique. Une des options pour fournir la puissance électrique suffisante pour alimenter un véhicule de production, pendant un quart de travail complet, est l’utilisation sous terre de piles électriques à hydrogène.

    Objectifs

    L’objectif de cette l’initiative vise le développement de normes et standards, permettant l’utilisation de l’hydrogène dans les mines souterraines, qui serviront au développement d’une réglementation internationale à ce sujet.

    Dates de début et de fin
    Coûts encourus

    Début: août 2008

    Fin: Décembre 2016

    1 453 000 $

    Partenaires

    Onze sociétés participent à cette initiative :

    • Anglo-Américain
    • Barrick Gold
    • Goldcorp
    • IAMGOLD
    • Mine Raglan
    • Vale
    • Air Liquide
    • Hydro Québec (LTE)
    • UQTR
    • CanmetMINES
    • SOREDEM
    État d'avancement

    En 2014, l’étape principale sera d’installer la salle d’essais pour effectuer les tests sur les comportements des fuites d’hydrogène. Une quatrième phase portera sur la rédaction d’un recueil des meilleures pratiques pour le développement éventuel d’une réglementation destinée au milieu minier.

    Résultats

    Le premier projet, complété en 2010, a permis de constater que, malgré l’existence de plusieurs normes, standards et codes, il n’y a aucune réglementation portant sur l’utilisation de l’hydrogène en milieu souterrain. Les standards d’hydrogène applicable ont été jumelés à la réglementation minière applicable. À la suite de ce constat, le deuxième projet, réalisé en 2011, a permis de compléter la modélisation et les analyses de risque ainsi que de recommander des moyens de sécurité et des mesures en cas d’urgence. Le troisième projet, débuté en 2012, a permis l’établissement de critères des conditions et de l’équipement nécessaires pour effectuer des tests en surface.

    En appui à cette initiative, SOREDEM agit à titre d’administrateur des contrats et fonds et CanmetMINES assure la gestion technique et le secrétariat. Un comité technique, composé d’experts internationaux, sur l’utilisation et le comportement de l’hydrogène est également en place.

  • Développement de câbles synthétiques haute performance pour le hissage minier
    Problématique

    Le projet actuel vise à accomplir les tests nécessaires pour permettre l'utilisation des câbles synthétiques dans le secteur minier. L'avantage de ce type de câble est qu'il beaucoup plus léger que le traditionnel câble d'acier tout en étant aussi résistant et de même diamètre. Le projet prévoit entre autres des essais d'enroulement en laboratoire, des essais en situation d'utilisation réelle à la mine Goldex ainsi que des essais non destructifs.

    Objectifs

    L'objectif principal du projet est le développement des câbles synthétiques de fibre aramide pour le hissage minier, incluant la détermination des critères de rejets et méthodes/systèmes pour les essais non destructifs. L'utilisation des câbles synthétiques permettrait d'augmenter la capacité de hissage en ayant des bennes plus grosses. Il deviendrait alors possible pour les opérations plus profondes de hisser le minerai par un seul puits profond au lieu de devoir creuser un puits borgne à partir d'une certaine profondeur.

    Dates de début et de fin
    Coûts encourus

    Début: mai 2016

    Fin: septembre 2016

    1 203 000 $

    Partenaires :

    Dix partenaires participent à cette initiative:

    • Mines Agnico Eagle
    • Whitehill Manufacturing
    • Teijin Aramid
    • McIvor Engineering
    • Vale, opréations de Sudbury
    • Ressources naturelles Canada - CanmetMINES
    • Wabi Iron and Steel
    • Reliance Barker Davis
    • SOREDEM
    • Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation

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    État d'avancement

    Les test in situ seront effectués au puits no 1 de la mine Goldex. Ceux-ci débuteront en juin 2016 et se termineront en septembre 2016.

    Résultats

    À venir.

    Afin d'appuyer cette initiative, SOREDEM agit à titre d'administrateur des contrat et des fonds tandis que CanmetMINES assure la gestion technique et le secrétariat. Un comité technique, composés d'experts, a aussi été mis en place

  • Analyseur d'or portatif
    Problématique

    Trouver une solution pour détecter et différencier le minerai aurifère du stérile. À faible concentration, l'or est quasi indétectable par la technologie existante. L'analyseur d'or portatif a pour but d'indiquer de façon précise et immédiate la présence du minerai dans la roche en utilisant la technologie au laser LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectroscopy) ou "spectroscopie sur plasma induit par laser".

    Objectif

    L'objectif du projet est le développement d'un analyseur d'or portatif capable de détecter la présence d'or à une teneur équivalente à 1 ppm d'or.

    Dates de début et de fin
    Coûts encourus

    Début: 4e trimestre 2016

    Fin: 1er trimestre 2018

    720 000 $

    Partenaires

    Sept sociétés participent à ce projet :

    • Conseil national de recherches Canada
    • Mines Agnico Eagle ltée
    • Barrick Gold Corp
    • Les mines Opinaca
    • Hecla Mining
    • SOREDEM
    • Mines Richmont inc.
    État d'avancement

    Les prochaines étapes consisteront à des essais en laboratoire et des tests sur les sites miniers

    Résultats

    À venir.

  • Projets terminés

    • MÉCANIVENT II

      Accord Ce programme a été réalisé dans le cadre du Programme d'appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d'excellence ACCORD techno-mines souterraines.

      Problématique

      Les coûts énergétiques pour souffler de l'air dans les différents types de conduite dans des monteries sont très élevés à cause de la résistance à l'écoulement de cet air causée par les parois. Une réduction de la friction de l'air (facteur K) dans ces monteries, augmenterait leur performance et diminuerait les coûts de ventilation de manière significative.

      Objectifs

      Développer un conduit de ventilation rigide en polymère, qui pourra être installé à l'intérieur de monteries afin de diminuer la friction de l'air à un niveau très bas de l'ordre d'un facteur K de 5. Cette réduction aurait pour effet de réduire la puissance nécessaire des ventilateurs et d'obtenir des économies importantes d'énergie.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Mars 2014 à décembre 2015

      170 407 $

      Partenaires
      • Ministère des Finances et de l'Économie du Québec (MFEQ)
      • CanmetMINES
      • Mécanicad
      • Mine Westwood
      • Carwill
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      • MISA
      État d'avancement

      Le projet est fermé.

      Résultats

      La firme Mécanicad a pu faire la vérification des installations des conduites de ventilation en polymère dans des conditions souterraines. Les méthodes ont pu ainsi être vérifiées. Les conduites ont aussi fait preuve d'analyses en profondeur quant au facteur K généré par ces types de conduites.

    • Initiative sur la rupture du roc sans explosifs (RRSE) - Phase 1
      Problématique

      La fracturation du roc effectuée avec les explosifs empêche toute opération en mode continue puisqu'elle oblige systématiquement d'arrêter les travaux pour permettre le dynamitage. Une percée dans le domaine de la fragmentation en continu, idéalement sans l'usage d'explosifs, faciliterait certainement la mécanisation et la robotisation.

      Objectifs

      L'objectif de cette initiative est de réaliser des travaux scientifiques sur les technologies qui amélioreraient la fragmentation du roc sans explosifs qui pourrait entraîner l'amélioration de la productivité des travaux de développement minier et une réduction des frais d'exploitation.

      Cinq projets ont été approuvés par les partenaires pour la phase 1, soit :
      • Dresser l'état de la situation afin de cerner les connaissances et l'efficacité des méthodes de rupture du roc sans explosifs.
      • Étudier les aspects de la propriété intellectuelle associée aux technologies existantes et aux méthodes nouvelles.
      • Tester la fragmentation thermique avec torche au plasma.
      • Expérimenter la méthode de rupture par ultrasons.
      • Tester l'affaiblissement du roc par l'application des micro-ondes pour l’utilisation économique des taillants mécaniques.
      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Début : janvier 2008

      Fin prévue : avril 2015

      1 021 595 $

      Partenaires
      • Agnico Eagle
      • Areva
      • Barrick Gold
      • IAMGOLD
      • KGHM-Pologne
      • Rio Tinto
      • Vale
      • Mine Raglan
      • Hydro Québec LTE
      • CanmetMINES
      • SOREDEM

      SOREDEM agit à titre d'administrateur des contrats et des fonds et CanmetMINES assure la gestion technique et le secrétariat.

      État d'avancement

      Les projets 1, 2 et 4 ont été complétés. Le projet 3 sur la fragmentation thermique avec torche au plasma est sous la responsabilité de CanmetMINES, qui a acquis et mis en opération un système complet pour fragmenter les massifs rocheux en souterrain, surtout les veines de quartz aurifère. À la suite des essais réalisés en 2010 qui avaient démontré le potentiel de la technologie, les essais de 2012 à 2014 de pair avec le LTE ont permis de confirmer et de dépasser les attentes sur l'impact de cette méthode sur le quartz incluant des essais de rodage sur le système et les aspects de santé-sécurité et d'opération courante, de même que des essais de production. Le système est maintenant pleinement rodé pour l’utilisation bien définie en souterrain ou en fosse.

      Le projet 5, soit l'application des micro-ondes, a été réalisé à l'Université McGill. Les travaux ont permis d'établir la relation entre la puissance et la fréquence utilisées en fonction de la quantification de la réduction d'abrasion et de la résistance du roc. La gamme de puissance utilisée (de 1 à 6 kW) est maintenant augmentée avec un nouvel appareil à micro-ondes plus puissant (15 kW à puissance continue, 50 kW par impulsions). La modélisation des nouveaux paramètres a permis d'estimer que la réduction de la résistance du massif rocheux attendue pourrait atteindre jusqu'à 50 %. Cet affaiblissement devrait permettre aux taillants de maintenir leur productivité tout en demeurant économiquement rentable lorsqu'utilisé dans un massif rocheux dur et abrasif, typique des gisements métallifères du Québec.

      Résultats

      Le projet 1 a permis de compléter l'inventaire exhaustif des technologies existantes concernant la rupture du roc sans explosifs et de formuler des recommandations sur les technologies les plus intéressantes et prometteuses. Les techniques d'affaiblissement du roc facilitant par la suite le découpage mécanique sont apparues comme les plus prometteuses. Les aspects des propriétés intellectuelles reliées aux technologies existantes ont été également scrutés au projet 2.

      Les essais réalisés sur l'application des ultrasons au projet 4 ont démontré la capacité de fracturer le roc à échelle réduite. Cependant, cette fracturation requiert une augmentation exponentielle de la puissance requise pour la fracturation du massif rocheux. Des recommandations ont été faites pour appliquer les ultrasons directement à la portion de roc près des taillants mécaniques. Les prochaines étapes de ce projet sont en cours de définition.

      L'intérêt pour une deuxième phase a été discuté par les partenaires au terme de la recherche de ces cinq projets.

    • Communication souterraine
      Problématique

      Les mines souterraines sont des milieux clos qui font obstacle à la propagation des ondes et rendent difficile la continuité des communications entre l'extérieur et l'intérieur. La pénétration des signaux radio ne dépasse pas quelques dizaines de mètres selon la configuration de l'ouvrage (longueur, courbure, orientation, etc.). Pour rétablir la possibilité de couverture, il est nécessaire de recourir à des techniques permettant la retransmission des émissions. La réinjection des signaux radio dans les galeries peut être faite en installant des antennes, à l'aide d'un câble rayonnant ou bien en utilisant des technologies de type répéteurs radio. Ces types de technologies empêchent cependant la transmission de grandes quantités de données et mettent un frein au transfert technologique de techniques disponibles en surface telle que la télésurveillance dans les secteurs éloignés d’une mine.

      Objectifs

      Les activités du laboratoire consistent à effectuer des travaux de recherche sur la communication sans fil pour les milieux confinés, plus spécifiquement par l’utilisation de très hautes fréquences dans les galeries souterraines.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Les activités ont débuté en 1999 et se poursuivent encore

      Plus de 8 millions $

      Partenaires

      L’Université du Québec en Abitibi-Témiscaminque (UQAT) et Ressources naturelles Canada (CanmetMINES) sont les principaux partenaires de ce secteur d’activité de recherche. Le Laboratoire de recherche Télébec en communications souterraines de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (LRTCS-UQAT) regroupe des chercheurs de plusieurs universités ainsi que différents partenaires industriels du secteur des télécommunications et des manufacturiers de divers secteurs.

      État d'avancement

      En continu.

      Résultats

      Depuis la création du Laboratoire en 1999, plus d’une centaine d’étudiants réguliers inscrits aux études post-graduées ont réalisé des travaux d’expérimentation à la Mine-laboratoire ou dans les mines en opération. L’équipe de recherche mène des travaux ayant des retombées sur le plan international en Abitibi-Témiscamingue dans le but de résoudre les problématiques observées dans les opérations minières.

    • Évaluation de conduits rigides de ventilation en polymère

      Accord Ce projet a été réalisé dans le cadre du fonds de soutien au développement des créneaux d'excellence ACCORD techno-mines souterraines.

      Problématique

      En 2008, l’entreprise MECANICAD de Rouyn-Noranda a développé un nouveau type de conduit de ventilation en polymère. Ce nouveau matériau offre une faible résistance à l’écoulement de l’air tout en étant flexible, léger et facile à manipuler.

      Toutefois, avant d’entamer le processus de mise en marché du produit de MECANICAD, il est nécessaire de connaître les différents coefficients opérationnels du produit pour démontrer les avantages par rapport aux autres types de conduits de ventilation disponibles.

      Objectifs

      Le premier objectif est de déterminer la valeur du coefficient de friction K pour ce nouveau type de conduit d’air. Ce facteur permettra d’évaluer les besoins énergétiques et de démontrer le potentiel d’économie d’énergie attribuable à l’utilisation à ce conduit d’aération.

      Le second objectif consiste à établir le niveau d’inflammabilité en accord avec la norme UL94V pour les installations verticales du conduit. Les tests en accord avec la norme UL94 HB régissant les installations horizontales ont déjà été réalisés à la demande de MECANICAD et les résultats se trouvent dans le rapport du projet.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Du 4 janvier 2010 au 31 octobre 2010

      45 995 $

      Partenaires
      • Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE)
      • Mécanicad
      • Laboratoires des mines et des sciences minérales (LMSM) de CANMET
      • Mines Aurizon, mine Casa Berardi
      • Xstrata nickel, mine Raglan
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Le projet a permis de déterminer le facteur de friction du conduit de ventilation fabriqué et distribué par MECANICAD. Pour un système de ventilation de plus de 1 500 m de long, les résultats ont démontré qu’il supprime la recirculation et qu’il permet de limiter les pertes d’air à 11 %, comparativement à près de 50 % pour une installation traditionnelle. Les analyses ont aussi montré qu’il est possible de réduire le nombre de ventilateurs de moitié tout en obtenant les mêmes performances. Les résultats de l’étude confirment donc que l’utilisation de tels conduits permet de réduire la consommation d’énergie.

      Quant aux tests d’inflammabilité, ceux-ci ont confirmé que les conduits de MECANICAD répondent aux normes pour les installations horizontales, mais ne répondent pas aux critères exigés des installations verticales.

      Enfin, les résultats de l’étude permettront aux ingénieurs et techniciens responsables de la ventilation minière d’évaluer adéquatement les besoins en matériel de ventilation dans les endroits de travail et d’assurer ainsi un milieu de travail sain et sécuritaire pour les travailleurs.

    • Évaluation de l'exposition des travailleurs miniers aux sources vibratoires et sonores
      Problématique

      Au Québec, plus de 5 000 travailleurs sont affectés aux divers travaux dans les mines souterraines. Ces travailleurs sont exposés périodiquement à diverses sources de bruit et de vibration dans l’exercice de leurs fonctions. Au cours des 20 dernières années, les réclamations concernant des problèmes de santé liés à la surexposition aux vibrations des mains et des bras ont considérablement augmenté. Plus spécifiquement, une étude menée par l’IRSST a révélé qu’au Québec, pour la période de 1993 à 2002, le secteur des mines est le plus touché par le syndrome de Raynaud avec 51,1 % des réclamations totales.

      Par ailleurs, pour la période de 1998 à 2003, au Québec, 458 travailleurs du secteur des mines ont été indemnisés pour surdité professionnelle.

      Enfin, considérant que les niveaux sonore et vibratoire de certains équipements ne sont pas documentés, il n’est pas possible de planifier les tâches de travail ni de sélectionner les équipements de façon à minimiser les risques.

      Objectifs

      L’objectif principal est d’identifier les différentes sources vibratoires et sonores parmi une gamme d’équipements miniers pouvant avoir un effet nuisible sur la santé des travailleurs et d’en mesurer l’amplitude. L’effet potentiel combiné de différentes sources vibratoires auxquelles les travailleurs sont exposés au cours d’un quart de travail sera notamment considéré.

      L’objectif secondaire est de soutenir SOREDEM à définir une liste de projets prioritaires visant à minimiser l’exposition des travailleurs aux bruits et aux vibrations.

      Un document sera également produit afin de sensibiliser les mineurs et les employeurs au problème du bruit et des vibrations, et de suggérer des moyens afin d’en réduire l’exposition.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Du 20 mars 2008 au 31 mars 2010

      161 895 $

      Partenaires
      • Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE)
      • Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST)
      • Laboratoires des mines et des sciences minérales (LMSM) de CANMET
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Un recueil informatif a été réalisé et présente des pistes de solutions afin de réduire l’exposition au bruit et aux vibrations (c.-à-d. équipements de protections, équipements à utiliser, organisation du travail, etc.). Ce document a été rendu disponible pour l’industrie et les partenaires intéressés.

      À l’aide de ce document, il sera également possible, en plus d’améliorer la planification des tâches, de mettre en priorité les sources sonores et vibratoires puis d’élaborer des solutions techniques pour diminuer les effets négatifs.

      Par ailleurs, les spectres en fréquence des différentes sources de bruit et de vibrations sont disponibles à l’IRSST.

      PDF - Rapport final de CANMET - FR PDF - Rapport final de CANMET - EN
    • Recueil des meilleures pratiques dans l’industrie minière pour la sécurité dans l’utilisation des convoyeurs à courroie
      Problématique

      En 2003, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a publié deux guides traitant de la sécurité des convoyeurs à courroie : le guide du concepteur et le guide de l’utilisateur. Cette initiative visait la réduction du nombre d’accidents imputables aux différentes zones dangereuses de ce type de convoyeur. Selon la CSST, la majorité des accidents survient au cours d’interventions de maintenance effectuées sur le convoyeur pendant qu’il fonctionne et que les zones dangereuses ne sont pas protégées.

      Par la suite, plusieurs opérateurs miniers ont modifié les protecteurs des convoyeurs à courroie en se référant aux deux guides. Ces mesures ont permis le développment d'un savoir-faire qu'il a été jugé nécessaire de partager avec l’ensemble de l’industrie minière québécoise.

      Objectifs

      Le projet vise à profiter de l’expertise de l’industrie minière québécoise en matière de sécurité dans l’utilisation de convoyeurs à courroie. Plus spécifiquement, il s’agit de compiler toute la pratique et le savoir-faire développés sur le terrain, en effectuant notamment des visites des mines participantes au projet, puis de les combiner à l’essentiel du contenu des deux manuels de la CSST dans un document unique. Cette initiative permettra de guider les ingénieurs-concepteurs à concevoir des solutions plus sécuritaires, économiques et conformes à la réglementation en vigueur.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Du 8 décembre 2008 au 30 septembre 2010

      129 805 $

      Partenaires
      • Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE)
      • Laboratoires des mines et des sciences minérales (LMSM) de CANMET
      • Agnico-Eagle, division Laronde
      • ArcelorMittal Mines Canada, Port-Cartier
      • Rio Tinto Fer et Titane
      • Société canadienne de sel, mines Seleine
      • Xstrata Cuivre, fonderie Horne
      • Xstrata Zinc, mine Matagami
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Les résultats de cette analyse ont permis la production et la diffusion d’un document, intitulé Recueil des meilleures pratiques pour la sécurité des convoyeurs à courroie qui sert de guide de référence à l’industrie minière et contribue à la sécurité des installations en place et à venir.

      PDF - Rapport final de CANMET
    • Solutions multi-réseaux
      Problématique

      La majorité des mines utilisent des méthodes classiques de communications avec des structures connues telles que le câble rayonnant (leaky feeder). Avec ces structures, l’utilisation de technologies plus avancées pour les communications est grandement limitée.

      Objectifs

      Le projet a comme objectif général de conserver le câble rayonnant comme épine dorsale du réseau de communications souterraines dans les mines et d’utiliser le standard DOCSIS (Data Over Cable Service Interface Specification) pour y intégrer différentes technologies. Parmi les différentes technologies qui pourraient être intégrées au réseau de communications, notons les réseaux de capteurs, les réseaux de téléphonie conventionnels (analogique et cellulaire) et IP, les réseaux WI-FI ainsi que les réseaux de caméras analogiques.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      De septembre 2008 à mars 2009

      90 538 $

      Partenaires
      • Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE)
      • Laboratoire de recherche Télébec en communications souterraines de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
      • Iamgold, division Doyon
      • Mines Agnico-Eagle, division Laronde
      • Wesdome, mine Kiena
      • Xstrata Zinc, mine Matagami
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      La réalisation de ce projet a permis d’expérimenter et de faire progresser de nouveaux concepts de communications souterraines ainsi que de constater que les technologies développées par le LRTCS-UQAT sont adaptables aux systèmes de communication déjà en place dans les mines.

    • Optimisation de l’ergonomie de la poignée anti-vibratile pour foreuse pneumatique à béquille SECAN
      Problématique

      Un nouveau produit pour les foreuses pneumatiques à béquille SECAN a été introduit sur le marché au début de l’année 2007. Il s’agit d’une poignée anti-vibratile qui atténue les vibrations transmises au système main-bras des travailleurs miniers d’environ 60%. Ce nouveau produit a été développé avec la collaboration de l’Université de Sherbrooke, l’IRSST, Parts HeadQuarters (PHQ), les LMSM-CANMET et SOREDEM. L’utilisation quotidienne des poignées anti-vibratiles par les mines membres de SOREDEM a permis de recueillir les commentaires des opérateurs. Ils ont identifié des problèmes d’ergonomie suffisamment sérieux pour nuire à la santé et à la sécurité des travailleurs. Ils considèrent toutefois la poignée anti-vibratile très performante au niveau de l’atténuation des vibrations et qu’il serait valable d’optimiser ce produit afin de favoriser son intégration sur le marché canadien.

      Objectifs

      L’objectif du projet est d’optimiser l’ergonomie de la poignée anti-vibratile pour foreuse pneumatique à béquille SECAN en révisant l’ingénierie de détail, et en fabriquant de nouveaux prototypes qui seront validés lors d’essais par un ergonome en observant le travail de mineurs d’expérience.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      De août 2008 à novembre 2011

      175 555 $

      Partenaires
      • Laboratoires des mines et des sciences minérales (LMSM) de CANMET
      • Parts HeadQuarters
      • Ergo-Norme
      • Agnico-Eagle, divisions Goldex et Lapa
      • First Metals
      • Iamgold Corporation : divisions Doyon, Mouska et Géant Dormant
      • Ressources Breakwater, mine Langlois
      • Xstrata Zinc, mine Matagami
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Le projet a permis d’améliorer le concept mécanique de la poignée anti-vibratile et d’atteindre les objectifs au niveau de l’ergonomie. Les modifications apportées ont été validées et acceptées par les représentants de l’industrie. Le manufacturier peut passer à l’étape de fabrication et de distribution des poignées anti-vibratiles.

    • Système de surveillance en continu des câbles de hissage minier
      Problématique

      Selon certaines modalités, la réglementation québécoise (article 288.1) permet l’utilisation d’un facteur de sécurité alternatif à la molette pour les opérations minières souterraines dotées d’un système en continu de surveillance des câbles de hissage. Un tel système est présentement installé à la division LaRonde d’Agnico Eagle. Comme l’avènement de mines dites profondes devrait s’accroître au Québec, il est souhaitable de développer, et de rendre commercialement disponible, un système de surveillance en continu des câbles de hissage minier et particulièrement pour le hissage du minerai.

      Objectifs

      Développer un système de surveillance en continu des câbles de hissage minier. Un tel système permettrait la détection, en temps réel, de tous les paramètres critiques assurant l’évaluation de l’intégrité des câbles de hissage en opération, en conformité avec la réglementation en vigueur.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      De janvier 2011 à décembre 2013

      382 548 $

      Partenaires
      • Ministère des Finances et de l'Économie du Québec
      • CanmetMINES de Ressources naturelles Canada
      • Meglab
      • Iamgold, projet Westwood
      • Mines Agnico Eagle, division LaRonde
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Le système développé a répondu à tous les critères et objectifs fixés dans la planification du projet et possède en plus la capacité de suivi de la longueur d’enroulement (lay length) des câbles de hissage. Un brevet est en attente d’obtention. Une licence de commercialisation a été conclue à la fin de 2012 entre le propriétaire de cette technologie, CanmetMINES de Ressources naturelles Canada, et l’entreprise Meglab de Val-d’Or.

    • Récupération des boues de mines
      Problématique

      Il y a deux sources d'eau à contrôler pour une opération minière souterraine, soit l'eau de procédé et l'eau de filtration naturelle à travers le massif rocheux. Toute cette eau boueuse doit être pompée à la surface pour dénoyer la mine. La méhode de récupération des boues de mines par bassin/puisard de décantation est la plus simple et la plus fréquente.

      Pour les opérations minières à ciel ouvert, on retrouve la même problématique de gestion des boues. La récupération des boues a lieu à l'atelier mécanique où les équipements de production sont lavés et les boues sont récupérées dans un bassin de décantation.

      Des pressions économiques et environnementales exigent de revoir et d'optimiser cette méthode de dénoyage. Des méthodes innovatrices de filtration des boues de mines utilisant des membranes géotubes pourraient avoir un impact important pour l'industrie.

      Objectifs

      L'objectif consiste à optimiser la récupération des boues de mines afin de réduire les coût d'opérations par l'entremise du développement d'un équipement nommé le déshydrateur mécanisé et la performance de la nouvelle technologie par rapport au principe de décantation standard.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      De mars 2011 à décembre 2013

      1 411 052 $

      Partenaires
      • Ministère des Finances et de l'Économie du Québec
      • CanmetMINES de Ressources naturelles Canada
      • Agnico Eagle, Division Goldex
      • Corporation minière Osisko
      • Iamgold Corporation
      • La compagnie ASDR Industrie
      • SOREDEM
      État d'avancement

      Terminé.

      Le projet prévoyait quatre étapes s’échelonnant sur deux ans : la conception mécanique, la fabrication, la préparation du site et les essais souterrains à la mine Goldex et, finalement, l’analyse des performances du déshydrateur.

      À la suite de la suspension des activités à la mine Goldex à la fin de 2011, Agnico Eagle s'est retirée du projet. La mine Canadian Malartic de la Corporation minière Osisko a accepté de poursuivre le projet. Malgré le fait que le site du projet et la méthode d’exploitation changent d’une opération souterraine à une opération à ciel ouvert, l’objectif du projet demeure sauf que la récupération des boues s'est faite par un bassin de décantation de la baie de lavage des véhicules à l’atelier mécanique. Des plans et devis de modification de la baie de lavage ont ainsi été préparés afin d’accueillir les nouveaux équipements de récupération de boues. Toutefois, tout changement apporté à la nature des opérations d’une mine requiert une modification du certificat d’autorisation (CA). Ainsi, avant de procéder à l’installation du système, la minière a dû obtenir l’accord du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. La reprise des essais s’est effectuée au début de 2013.

      Résultats

      Le projet a été complété en décembre 2013 avec le dépôt du rapport final CanmetMINES. L'analyse de performance a permis de démontrer que le système de déshydratation fonctionne et que le boues recueillies peuvent être manipulées par une chargeuse. Les boues doivent être entreposées et échantillonnées afin de déterminer la méthode appropriée de disposittion principalement due à la présence d'hydrocarbure. Il est important de noter que, lors de l'évaluation de performance, le système n'était pas encore optimal en ce qui concerne la manutention des boues recueillis. De plus, le rapport final a identifié des opportunités d'amélioration pour la manutention et l'optimisation du système de polymérisation afin de finaliser l'automatisation.

    • Chargeuses-navettes hybrides, diesel et électriques
      Problématique

      Dans les mines souterraines, la manutention du roc est assurée en majeure partie par des chargeuses-navettes pouvant déplacer jusqu'à dix tonnes de roc sur des parcours de plusieurs centaines de mètres. Grâce à des chemins de circulation inclinés (rampe), ces véhicules, propulsés par un moteur à combustion diesel de grande puissance et consommant des quantités significatives de carburant, circulent verticalement entre les niveaux. Les gaz de combustion des moteurs diesel sont dilués et évacués grâce à un puissant réseau de ventilation. Les frais d’évacuation de ces émissions par la ventilation peuvent représenter jusqu'à 40 % des coûts en énergie dans les exploitations minières.

      Objectifs

      Le projet consiste en la construction et l’essai en milieu réel d’un prototype de chargeuse-navette hybride de plus faible puissance de façon à réduire les émanations de gaz et de particules produites par un équipement mû entièrement par du carburant diesel. Ce prototype permettra de valider les résultats qui découlent des essais de laboratoire. Ainsi, il sera possible de comparer les gains énergétiques et potentiels de réduction des matières polluantes obtenus par la technologie diesel hybride par rapport à la motorisation diesel classique.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      1er janvier 2004 au 31 décembre 2013

      1 758 000 $

      Partenaires
      • Mining Technologies International Inc. (MTI)
      • CanmetMINES
      • Technologie développement durable Canada (TDDC)
      • Institut du transport avancé du Québec (ITAQ)
      • SOREDEM

      En appui à cette initiative, SOREDEM agit à titre d’administrateur des contrats et fonds et CanmetMINES assure la gestion technique et le secrétariat. Un comité technique, composé d’experts internationaux, sur l’utilisation et le comportement de l’hydrogène est également en place.

      État d'avancement

      Terminé.

      Le projet de développement d’une chargeuse-navette hybride de 1,5 verge cube, dans lequel SOREDEM était impliqué, s’est terminé le 31 octobre 2010. En 2012, la conjoncture économique a entraîné une diminution des activités de MTI qui a suspendu les travaux qu’elle devait poursuivre dans ce projet. L'actif sera transféré à un tiers en 2013-2014.

      Résultats

      Le projet a permis la validation des résultats obtenus dans un milieu de travail réel entre les deux technologies (diesel hybride et diesel avec convertisseur de couple). Ainsi, lors des essais, la ventilation requise pour diluer et maintenir une qualité d’air adéquate était réduite d’environ 35 %. On a aussi observé une réduction importante des substances toxiques, gazeuses et solides, variant entre 50 % et 70 %. Le prototype a finalement démontré la possibilité d’appliquer un filtre de haute efficacité sur l’échappement. Ces filtres permettent d’enlever de 95 % et 99 % des particules diesels produites par les moteurs diesel.

    • Système de vision VISI +
      Problématique

      L’absence totale de lumière naturelle constitue une des caractéristiques des opérations souterraines. Pour contrer cette problématique, les mines utilisent divers types de sources électriques pour éclairer les lieux de travail.

      Cependant, peu importe la source, la visibilité peut être réduite, et devenir même nulle dans certaines circonstances, notamment en présence de fumées et de gaz. Dans ces conditions, les équipes de sauvetage ou d’intervention ont besoin d’instrument de vision artificielle permettant le déplacement tout en assurant le maximum de sécurité lors des interventions.

      Les exploitations minières en surface sont aussi régulièrement exposées aux conditions de visibilité réduite ou nulle en raison de certaines conditions météorologiques, notamment lors des blizzards de neige ou de brume.

      Objectifs

      Développer un système de guidage permettant le déplacement en condition de visibilité nulle en adaptant une caméra optique développée à l’INO (institut national d’optique) pour le domaine minier. En collaboration avec Technologies et Services Inooxx, poursuivre le développement et valider le système par des essais dans un environnement minier souterrain.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      De janvier 2012 à décembre 2013

      787 485 $

      Partenaires
      • Agnico Eagle
      • Mine Raglan
      • INO
      • Technologies et Services Inooxx inc.
      • Zetec
      • Ministère des Finances et de l’Économie
      • Service de sauvetage minier (CSST)
      • CanmetMINES
      • Société de recherche et développement minier (SOREDEM)

      SOREDEM agit à titre d'administrateur des contrats et des fonds et CanmetMINES assure la gestion technique et le secrétariat.

      État d'avancement

      Terminé.

      Deux prototypes furent développés ; un pour les mines souterraines et un second pour utilisation en surface. À la fin de 2012, le prototype de caméra a été installé sur un véhicule de sauvetage et testé à la mine Raglan. Des essais de performances ont également été réalisés à la Mine laboratoire CanmetMINES dans des conditions réelles de fumées et de gaz avec trois types de caméra : une standard, une à infra rouge et une troisième avec VISI+. Afin de mieux valider les résultats dans des conditions réelles de blizzard de neige, des essais supplémentaires ont été réalisés au cours de l’automne 2013 sur le site de la Mine Raglan.

      Résultats

      Les essais réalisés en milieu souterrain avec les sauveteurs miniers ont démontré que le système VISI+ offrait les meilleurs résultats et améliorait la vision par un facteur 3. Il est important de souligner que VISI+ apporte une amélioration relative de la visibilité: par exemple, si la visibilité est d 3m à l'oeil nu, on peut s'attendre à voir jusqu'à 9m avec le système. De plus, lorsque le contraste thermique est faible, VISI+ montre beaucoup plus de détails sur l'environnement qu'une caméra thermique. Cependant, cette amélioration peut être insuffisante pour l'aide à la conduite lorsque la densité de la funée empêche de voir ses propres mains.

      Des essais dans le blizzard ainsi qu l'évaluation par les sauveteurs de l'installation et de l'utilisation de VISI+ n'ont pu être réalisés avant la fin du projet. Ces essais seront exécutés à la mine Raglan. Les résultats permettront d'améliorer encore le système et d'optimiser les paramètres de rehaussement.

    • Énergie de motorisation dans les mines souterraines
      Problématique

      Dans les mines souterraines, la manutention du roc ainsi que la propulsion des équipements de forage et de service sont assurées en majeure partie par un moteur diesel. Grâce à des chemins de circulation inclinés (rampe), ces véhicules parcourent tous les endroits de travail et tous ces déplacements exigent une grande puissance. Il en résulte une consommation de quantités significatives de carburant diesel. La combustion imparfaite du carburant diesel a pour conséquence la production de plusieurs gaz et particules indésirables et représente un risque potentiel sur la santé des travailleurs miniers si ces contaminants ne sont pas suffisamment dilués par le réseau de ventilation.

      Objectifs

      Le projet de recherche consistait à recueillir diverses données relatives aux équipements à moteur diesel utilisés dans les mines québécoises. Sur la base des données recueillies, le rapport avait pour but d’inventorier des sources d’énergie alternative au diesel et de réaliser une étude comparative des coûts d’utilisation de ces sources d’énergie de motorisation.

      Dates de début et de fin
      Coûts encourus

      Un rapport d'étape a été déposé au printemps 2013

      30 000 $

      Partenaires
      • CanmetMINES
      • SOREDEM
      • Université Laval
      État d'avancement

      Terminé.

      Résultats

      Le projet a permis de dresser le portrait de l’utilisation des équipements propulsés par moteur diesel dans les mines souterraines du Québec et d’établir leur impact sur la qualité de l’air. Le projet a également identifié les technologies de contrôle des matières particulaires diesel les plus efficaces. Le rapport final sera remis en 2014.