Source: Ministère des Ressources naturelles

Commençons par une question : quel est le minéral que l’on trouve le plus dans la nature ? Bon, c’est facile : c’est le quartz (d’où le titre de cette fiche).

Le quartz compose notre lithosphère (ça, c’est la couche externe solide de la terre) à hauteur de 12 %. On le trouve en grande quantité dans le granit, le grès et le sable.

Abondant, le quartz n’en est pas moins prisé par différentes industries notamment la joaillerie. Éclatant et pas cher, il est normal que le quartz serve largement à la confection de bijoux dits « accessoires ».

De nos jours, c’est le quartz synthétique qui est le plus utilisé. Il est fabriqué à partir de quelques grains de quartz naturel. Il a l’avantage d’être plus pur, donc sans taches, sans défauts et on peut en faire de toutes les couleurs. À l’état naturel, il se présente sous la forme de grands cristaux incolores, légèrement colorés ou fumés.

Utilisation

Le quartz naturel est utilisé dans la fabrication du verre (verre plat, verre à bouteille, verre optique, fibre de verre). Dans l’industrie électrométallurgique, on utilise du quartz pour la production de ferrosilicium, de silicium métal et de carbure de silicium.

Le quartz est aussi fortement utilisé par les entreprises de construction. On l’emploie pour faire briller les plus belles places de nos villes. On l’utilise aussi pour donner de l’éclat à nos comptoirs de cuisine ou encore, pour embellir le sol de nos terrasses.

Mais le quartz ne sert pas seulement à l’ornementation. Il a également une grande valeur pour le secteur des technologies de pointe. Les montres suisses par exemple, contiennent du quartz. Grâce à la capacité du quartz à vibrer régulièrement à différentes fréquences, les aiguilles tournent avec une grande régularité.

Dans l’industrie optique, le quartz est dans tous les verres de contact et verres de lunettes.

Comme c’est le cas pour un grand nombre de minéraux, nos ordinateurs, télévisions et autres appareils technologiques en contiennent.

Mines au Québec

Le quartz peut être à l’occasion associé aux gisements d’or. Nous parlerons donc ici de veines de quartz aurifères, à titre d’exemple plusieurs gisements d’or situés dans la région nord-ouest québécoise sont constitués de quartz aurifère. Ici, le quartz est généralement de couleur blanc laiteux ou gris pâle.

Le quartz se retrouve partout dans le monde, mais les plus grands producteurs mondiaux de quartz sont entre autres, l’Italie, l’Australie, le Mexique. Le Québec, et même le Canada, ne sont pas de grands producteurs de quartz. Parmi les mines québécoises faisant de l’extraction du quartz se trouvent, entre autres, Petit-Lac-Malbaie, Saint Canut, Saint-Rémi-d’Amhert, Lac Daviault, Chromasco, Sainte Clotide, Saint-Bruno-De-Guigues, Lac Beauchêne, Ormstown et Saint-Joseph-du-Lac.

À 1h30 de Montréal, à Bonsecours en Estrie, se trouve la seule mine d’exploitation, Mine Cristal. Cette mine à ciel ouvert est dotée d’un impressionnant gisement de cristaux de quartz, fait assez rare sur la planète. Mine Cristal est toutefois peu exploitée. D’abord achetée par Bombardier qui cherchait à utiliser le quartz pour son industrie dans les années 60, elle a été ensuite reprise par les Normand, un couple qui en a fait un site éducatif et touristique. Au pied des Appalaches, avec 300 000 visites depuis son ouverture, la visite de la mine vaut le détour pour ceux qui seraient intéressés par voir le quartz dans son milieu naturel.

Faits intéressants

Le mot quartz trouve probablement racine dans le mot slave « KWARDY » qui veut dire « dur ». Par cette qualité, le quartz a été largement utilisé en des temps reculés, dans la confection d’outils nécessaires à la survie des hommes. Ainsi, il servait dans la fabrication des flèches, des lames de couteaux, pour allumer du feu (car le quartz appartient à la même famille que le silex) et enfin, dans la fabrication de contenants, en verre notamment.

Le quartz a été la source de nombreuses superstitions. C’est grâce à lui que l’on voit notre avenir dans les boules de cristal ! Cette pierre serait favorable au ressourcement et à la méditation. On lui donne aussi le pouvoir de canaliser et de transmettre l’énergie de guérison pour les maux de dos par exemple, ou encore les douleurs oculaires, problèmes nerveux, problèmes de circulation, etc. C’est pour cette raison qu’on le retrouve dans des compléments alimentaires.

L’information contenue dans cette fiche et mise à jour en date du 27 mai 2015, provient de sources publiques et vérifiables.

Sources :

• Quantum

• Quartz, rue des villes de Sherbrooke

• Le Quartz

Source: ArcelorMittal

La mine à ciel ouvert Mont-Wright d’ArcelorMittal fait l’extraction du minerai de fer pour produire du concentré.

Elle est située à 17 kilomètres à l’ouest de Fermont sur la Côte-Nord, dans la Fosse du LabradorCouvrant une superficie de 60 kilomètres carrés, c’est la plus grande mine à ciel ouvert du Québec.

Ses ressources y sont considérables puisque les réserves prouvées sont de 5,6 milliards de tonnes de minerai

En plus de l’exploitation minière, le site du Mont-Wright compte un concasseur, un concentrateur, des ateliers d’entretien, un entrepôt de pièces et un système de chargement des trains.

Suivant le plan d’exploitation, les patrons de forage comportent généralement plus de 360 trous de diamètre de 13 pouces sur 15,8 mètres de profondeur dans lesquels on verse un mélange explosif d’environ 1 300 kg qui sert à fracasser le roc (800 000 tonnes de matériel en moyenne par sautage). Ce processus est répété 3 fois par semaine. Une fois la matière fragmentée, elle est transportée par camion au concasseur qui morcelle la roche à environ 30 cm de diamètre. Les blocs de minerai sont ensuite acheminés par convoyeur au concentrateur où ils sont broyés finement et tamisés.

Le concentrateur fonctionne comme une centrifugeuse : l’eau permet de séparer grâce à la force centrifuge et la gravité les résidus des particules de fer qui sont plus lourdes. Le concentré est acheminé au silo de chargement des trains à destination de Port-Cartier, tandis que les résidus de silice sont acheminés à un parc de confinement dont la restauration sera effectuée à la fin de l’exploitation minière.

Environ 1400 personnes travaillent actuellement pour l’entreprise ArcelorMittal du côté du Mont-Wright.

  • Exploitant: ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c.
  • Région: Fermont, Côte-Nord
  • Substance: Minerai de fer
  • Statut: Mine à ciel ouvert, active

Notes

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.

Références

ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c.

 

Source: Rio Tinto

Située à 43 kilomètres de Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord, la mine à ciel ouvert Lac Tio de la compagnie Rio Tinto Fer et Titane (RTFF) extrait de l’ilménite, un minerai titanifère de couleur brune ou noire en raison de sa teneur en fer. La mine est en activité depuis 1950, mais elle est exploitée par Rio Tinto depuis 1989.

Fait intéressant : c’est dans la région de Havre-Saint-Pierre qu’on retrouve le plus important dépôt d’ilménite massive au monde.

L’extraction du minerai s’effectue par sautage. Le minerai est ensuite transporté vers des concasseurs pour y être broyé en morceaux de 20 cm et ensuite réduit à moins de 7,5 cm.

L’ilménite de la mine Lac Tio est transportée par train aux installations portuaires de RTFT à Havre-Saint-Pierre et par la suite par minéralier au complexe métallurgique situé à Sorel-Tracy, où le minerai est transformé en produits titanifères et métalliques.

Les plus récentes données du plan minier prévoient que le site sera en exploitation au-delà de 2050.

Complexe métallurgique (Sorel-Tracy)

Le complexe métallurgique de RTFT est unique en son genre. Il concentre en un même lieu plusieurs usines, de production variée, mais complémentaire, toutes interreliées. Au cœur du complexe, 9 fours de réduction viennent alimenter toute la chaine de production. Le minerai en fusion est transformé en matières premières destinées à l’industrie du dioxyde de titane, ou est transporté vers l’Aciérie et l’Usine de poudres pour subir d’autres transformations.

Développé par RTFT dans les années 1940, le procédé de réduction du minerai permet de récupérer le fer et le dioxyde de titane contenus dans l’ilménite de la mine du lac Tio.

Les produits de RTFT servent de matière première aux industries du pigment et de l’automobile ainsi qu’aux fonderies.

L’ilménite est l’une des principales sources de dioxyde de titane. Ce composé opaque et très blanc est un important pigment utilisé dans la peinture, les plastiques et les papiers. Il reflète et diffuse la lumière comme des milliers de petits miroirs. Comme pigment, il donne de la brillance et de l’opacité à ces produits. En petites quantités, le dioxyde de titane se retrouve aussi dans les cosmétiques, les écrans solaires et le dentifrice.

Environ 275 employés travaillent actuellement aux installations de Havre-Saint-Pierre et 1400 employés au complexe métallurgique de Sorel-Tracy.

  • Exploitant : Rio Tinto Fer et Titane
  • Région : Côte-Nord, Havre-Saint-Pierre
  • Substance : Ilménite
  • Statut : Mine à ciel ouvert, active

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.

Références

  • Rio Tinto Fer et Titane

Développer une mine est un processus très long, qui s’étend sur près de 20 ans. Il y a plusieurs stades dans le processus de développement d’une mine. Voyons ce processus.

Association minière du Québec

VALORISATION DES RESSOURCES MINÉRALES

La valorisation des ressources minérales vise à fournir l’information et les outils pour développer les ressources minérales dans une perspective de développement durable.

Pour cela, on utilise les levés, recherches et synthèses géoscientifiques, métallogéniques et économiques faits par les gouvernements, les universités et les autres organismes de recherche. À terme, on est en mesure d’établir une base de données et de produire des cartes et modèles.

EXPLORATION L’exploration se déroule sur plusieurs années (en moyenne entre 1 et 5 ans) marquées par plusieurs étapes.

La planification de l’exploration, première étape, consiste à choisir les minéraux et métaux cibles, établir les objectifs et stratégies et choisir les régions cibles les plus prometteuses.

La reconnaissance régionale et les levés, seconde étape, permettent de trouver des anomalies régionales et locales et de choisir les cibles les plus prometteuses.

La prospection et les levés au sol sur les anomalies, troisième étape, ont pour objectif d’acquérir des propriétés, confirmer la présence, la position et les caractéristiques des anomalies.

La vérification des anomalies et indices, quatrième étape, permet de vérifier la cause des anomalies, trouver des indices minéralisés et acquérir d’autres propriétés selon le besoin.

La découverte et la délimitation d’un gîte à tonnage élevé, cinquième étape, permet de découvrir, confirmer et délimiter un premier inventaire minéral du gîte. À cette étape, on évalue son potentiel économique de façon préliminaire et on réalise une première étude de préfaisabilité.

MISE EN VALEUR Troisième stade du processus de développement minéral, la mise en valeur compte quatre étapes.

La définition du gîte à tonnage évalué, première étape, définit les limites les contrôles et la distribution interne de la minéralogie et des teneurs du gîte. Elle sert aussi à planifier et préparer l’ingénierie du projet. C’est à cette étape qu’on lance les forages en surface et sous terre.

La définition des paramètres techniques (ingénierie), seconde étape, établit la faisabilité technique, les plans cédules et estimations pour le projet minier. À cette étape, on fait l’estimation des coûts de la mine, du procédé de concentration, de l’infrastructure, de la protection de l’environnement et de la restauration du site.

Troisième étape, la définition des pratiques économiques, établit les paramètres pour l’évaluation économique et financière. On évalue également les sources de financement. C’est à cette étape qu’on lance les études de marché, des prix et des aspects financiers. On réalise aussi une analyse des risques techniques, économiques, financiers, sociaux, politiques et environnementaux.

Quatrième étape, l’étude de faisabilité, vise à garantir la validité des données, hypothèses et évaluations. C’est à cette étape que l’on prend la décision d’entreprendre le projet ou de l’abandonner.

À noter ici que le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) peut tenir des audiences aux phases 3 et 4 de la mise en valeur.

La mise en valeur peut prendre entre 3 et 8 ans.

AMÉNAGEMENT L’aménagement se divise en 3 étapes : (1) la construction et la mise en œuvre de la mine, (2) la production et la mise en marché, (3) la fermeture de la mine et la restauration du site.

Le processus de développement minéral est une norme mondiale. Le ministère des Ressources naturelles a produit un schéma très détaillé de ce processus.

Nemaska Lithium

Le projet Whabouchi, de la société Nemaska Lithium, est localisé à 30 kilomètres de la communauté Crie de Nemaska dans le territoire Eeyou Istchee / Baie James et à 280 km au nord de Chibougamau.

Le projet consiste en l’exploitation d’un important gisement de spodumène (oxyde de lithium) par fosse à ciel ouvert durant les 20 premières années et, par la suite, par galeries souterraines à partir de la fosse. La mine permettra de traiter environ 3 000 tonnes de minerai par jour pour une durée de vie initiale de 26 ans. Le minerai sera concentré sur place et ainsi environ 213 000 tonnes de concentré par an (600t/j) seront transportées hors du site.

Le concentré sera acheminé par camions à Chibougamau et de là, par train vers une usine de transformation exploitée par la société et située à Shawinigan, afin de produire de l’hydroxyde et du carbonate de lithium, deux composés de lithium à valeur ajoutée.

Ces composés de lithium sont couramment utilisés dans la fabrication de batteries pour tablettes, téléphones cellulaires, voitures électriques, lubrifiants, etc.

Le projet minier Whabouchi a fait l’objet d’une étude d’impacts sur l’environnement et le milieu social (ÉIES) qui a été déposée au Comité d’examen des répercussions sur l’environnement et le milieu social (COMEX), l’organisme bipartite Québec Cris, chargé de l’examen des projets situés au sud du 55e parallèle, ainsi qu’à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE). Les audiences publiques requises aux niveaux provincial et fédéral ont eu lieu respectivement en novembre 2013 et avril 2015.

Nemaska Lithium

Certificats, permis et brevets

Nemaska Lithium a obtenu un certificat d’autorisation général du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), qui constitue le permis le plus important pour réaliser un projet minier au Québec.

Auparavant, Nemaska avait obtenu une décision d’évaluation environnementale positive du ministère de l’Environnement du Canada. Par conséquent, la société détient toutes les autorisations environnementales de base pour le projet Whabouchi.

Nemaska a aussi annoncé avoir obtenu un brevet qui décrit ses procédés exclusifs de préparation d’hydroxyde de lithium et de carbonate de lithium à partir de sources de spodumène au moyen de l’électrolyse membranaire.

La société a également reçu un avis d’acceptation de la demande de brevet correspondante aux États-Unis.

Financement

Au mois de mars 2016, Nemaska Lithium a complété un placement privé de 13 millions de dollars, dont 10 millions de Ressources Québec inc. et 3 millions de la communauté Crie de Nemaska.

Technologies du développement durable Canada (TDDC) a accordé une subvention de 12,7 millions de dollars pour la construction et l’exploitation de l’usine de phase 1 de production d’hydroxyde de lithium de la société, située à Shawinigan.

La société Johnson Matthey Matériaux pour Batteries (JMMB) a consenti une avance de 12 millions de dollars en échange de produits et de services à venir en plus d’une garantie d’approvisionnement à long terme en sels de lithium.

Le 8 juillet 2016 Nemaska Lithium a complété un financement public par prospectus pour un montant de 60 millions de dollars, destiné principalement au projet de construction commercial.

Infrastructures et production

Nemaska a complété l’acquisition d’une ancienne propriété industrielle située à Shawinigan, pour y construire son usine de phase 1 qui produira de l’hydroxyde et du carbonate de lithium.

Le site accueillera aussi l’usine hydrométallurgique commerciale qui servira à convertir le concentré de spodumène en hydroxyde de lithium et carbonate de lithium de haute pureté.

La société a annoncé avoir fait l’acquisition d’un concentrateur modulaire qui servira à produire du concentré de spodumène à partir d’un échantillon en vrac à Whabouchi. Ce concentrateur modulaire sera opérationnel à compter du premier trimestre de 2017.

  • Exploitant : Nemaska Lithium Inc.
  • Région : Eeyou-Istchee / Baie-James
  • Substance : Lithium (spodumène)
  • Statut : En développement

Ce document contient des énoncés prospectifs qui portent sur des événements et scénarios futurs et comportent donc des incertitudes et des risques inhérents. Les résultats obtenus pourraient différer de ceux projetés à l’heure actuelle et la Société n’assume aucune obligation de mettre à jour ces énoncés prospectifs.

Mention : L’information contenue dans cette fiche provient de sources publiques et vérifiables.

Sources :

• Site web de Nemaska Lithium Inc.

• Site web « Mon Plan Nord » – Fiche du projet Whabouchi

• Registre canadien d’évaluation environnementale – Projet Whabouchi

• Site web du COMEX – Fiche du projet Whabouchi

Source: Ministère des Ressources naturelles

Utilisé dans la fabrication du plâtre, le gypse est un minéral qui se forme principalement par la cristallisation des sels contenus dans l’eau de mer. Ceci dit, le gypse des mines métallifères provient de filons hydrothermaux. Le gypse peut aussi avoir une origine volcanique.

Utilisation

Un isolant naturel, le gypse se transforme en plâtre sous l’effet de la chaleur.

Il est également utilisé dans la fabrication de ciment.

Un minéral tendre et facile à tailler, les variétés les plus dures du gypse sont utilisées en sculpture.

Mines au Québec

Les Appalaches du Québec contiennent des gisements non exploités de gypse.

Il est estimé que le sous-sol des Iles de la Madeleine contient quelques 100 000 tonnes de gypse de bonne qualité.

Faits intéressants

Le mot gypse vient du mot grec désignant la pierre à plâtre, le gypse, le plâtre et la statue et le portrait en plâtre.

Dans l’Antiquité, les cristaux de gypse étaient utilisés dans la fabrication de vitres.

Les plus grands pays producteurs de gypse sont l’Espagne, la Thaïlande, les États-Unis, la Turquie et la Russie. France, le Mexique et l’Italie.

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.

Références

Source: Ministère des Ressources naturelles

Un des premiers métaux utilisés par l’Homme, et de la même famille que l’or et l’argent, le cuivre est un élément chimique présent dans la croûte terrestre. Très malléable de nature, le cuivre est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur, en plus d’être très résistant à la corrosion. Avec le temps (et l’oxydation) le cuivre change de couleur, passant du rose saumon au bleu-vert. Ceci est dû à la présence de turquoise dans le métal. C’est pour cette raison que les toits de plusieurs églises et bâtiments historiques du Québec prennent cette patine au fil des ans.

Utilisation

Le cuivre est utilisé, entre autres, pour le câble électrique, les télécommunications, les batteries, les tuyaux de plomberie et les supra-conducteurs. On en trouve également dans certaines pièces de monnaie, tel l’Euro et les anciennes pièces de 1 cent, et dans la fabrication d’instruments de musique et d’articles de cuisine. Et n’oublions pas le toit du Château Frontenac!

Le cuivre se prête particulièrement bien au recyclage, puisqu’il peut être recyclé à l’infini sans altération ni perte de performance.

Mines au Québec

La fonderie Horne de Glencore Canada Corporation à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue produit et recycle le cuivre.

C’est avec l’ouverture de la mine Horne à Noranda en 1927 que l’exploitation du cuivre à grande échelle a vu le jour au Québec. Depuis, les activités de la fonderie Horne n’ont cessé d’évoluer selon les besoins du marché. C’est ainsi que les activités de recyclage du cuivre ont pris de l’importance à la fonderie Horne. En plus de traiter les concentrés de cuivre provenant des mines, l’usine métallurgique recycle le cuivre à partir de matières recyclés, notamment les produits électroniques en fin de vie. Elle évalue actuellement un projet d’optimisation dans ce sens.

En 2012, le Canada s’est classé au 8e rang de la production mondiale de cuivre. Le Chili se classe en premier rang avec 32% de la production mondiale.

La production de cuivre est en baisse au Québec depuis une quinzaine d’années. Plusieurs des nombreuses mines du Québec sont aujourd’hui épuisées.

En fait, il s’agit d’une réalité mondiale, puisqu’il ne reste qu’environ 30 années de réserves de cuivre, une ressource non renouvelable. C’est au Chili, en Indonésie et aux États-Unis qui se trouvent la majorité des réserves connues.

Faits intéressants

Le cuivre est utilisé depuis 10 000 ans.

La tradition associe le cuivre à la planète Vénus, donc à la féminité, l’amour et la jeunesse. Les alchimistes désignaient le cuivre par le symbole pour la femme.

Le cuivre a un teint rose saumon. C’est pour cette raison qu’on le nomme le « métal rouge. »

En moyenne, une maison contient environ 180 kg de cuivre, tandis qu’une automobile contient environ 23 kg.

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.

Références

Wikipédia

Source: Ministère des Ressources naturelles

Apatite est le nom désignant un groupe de minéraux phosphatés de composition variable. C’est un minéral souvent de couleur verte, mais quelques fois il peut être de teinte blanche, grise, brunâtre, rougeâtre ou bleue. En général, l’apatite se présente sous forme de prisme hexagonal, mais sa forme peut varier. L’apatite est le minéral le plus répandu des minéraux phosphatés.1

Utilisation

Le phosphate, extrait de roches phosphatées, est utilisé principalement (> 90 %) dans la fabrication de fertilisant agricole. On l’utilise également dans la fabrication de détergent, de nourriture pour animaux, de nourriture et de boissons, de poudre pour extincteurs, de produits dentaires, pour le traitement de surface des métaux. Quant au phosphore extrait du phosphate, il est utilisé dans la fabrication d’allumettes, de bombes incendiaires, de produits pyrotechniques, en médecine ainsi que dans la tannerie du cuir et le raffinage du sucre.

Mines au Québec

Il n’existe aucune mine d’apatite active au Québec. Cela dit, deux projets d’exploration bien avancés sur l’apatite sont en cours au Québec : projet Mine Arnaud et le projet Lac à Paul d’Arianne Phosphate.

Il existe plusieurs anciennes mines d’apatite dans l’Outaouais où de faibles quantités d’apatite (100 à 1000 tonnes) ont été exploitées. Parmi celles-ci, Mine Barrett (Old Chelsea)Mine Harris-WakefieldMine McRae et Mine Ganagan.2

Faits intéressants

Le nom apatite, choisi par le minéralogiste Abraham Gottlob Werner, vient du mot grec apatan, qui veut dire tromper. Werner a bien choisi, puisque l’apatite a longtemps été confondue avec des minéraux divers dû à ses aspects et couleurs variés.3

Certaines roches lunaires de la mission Apollo contiennent de l’apatite.4

Outre le Québec, des gisements d’apatite sont présents en Ontario, en Chine, au Maroc, aux États-Unis, en Russie et au Brésil.5

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.

Source: Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec

Un de six minéraux de forme fibreuse regroupés sous le terme collectif d’amiante, le chrysotile est également connu sous le nom d’amiante blanc. Une ressource naturelle ininflammable, le chrysotile est aujourd’hui la seule forme d’amiante commercialisée.1

Certains pays, dont la France, ont banni le chrysotile pour des raisons de santé. Après des années d’opposition, le Canada a consenti à ce que le chrysotile soit ajouté à la liste des substances dangereuses de la convention de Rotterdam en 2012. Toutefois, puisque 7 pays persistent dans leur opposition, le chrysotile n’est toujours pas classé substance dangereuse par les Nations Unies.2

Utilisation

Le chrysotile est utilisé uniquement dans des produits jugés sans danger pour le public tels les matériaux de construction (tuyaux, plaques et ardoises), les freins d’automobiles et d’ascenseurs, les joints d’étanchéité de portes, et quelques plastiques. Dans ces produits, la fibre de chrysotile est enrobée dans une matrice de ciment ou de résine.3

Mines au Québec

La région de Chaudière-Appalaches était autrefois le centre québécois de l’extraction de chrysotile.

La dernière mine en opération au Canada, LAB Chrysotile située à Thetford Mines, a cessé ses activités en novembre 2011.

Le chrysotile demeure présent dans le sous-sol québécois.5

Le potentiel de développement de chrysotile au Québec est estimé à une cinquantaine d’années.6

Faits intéressants

Le mot chrysotile vient des mots grecs pour fibre ou cheveu d’or et chose cueillie ou arrachée.

Le chrysotile est utilisé depuis 2 000 ans dans des textiles tels les tissus d’incinération et les mèches à lampe à l’huile.

La production de chrysotile au Québec date des années 1877. Jusqu’aux années 1970, le Québec était le plus important producteur d’amiante-chrysotile au monde.

En 2002, le gouvernement du Québec a déposé une politique d’utilisation sécuritaire et accrue du chrysotile. Celui-ci autorise les produits contenant du chrysotile, dans la mesure où ils sont conformes aux exigences techniques.

L’information contenue dans cette fiche d’information provient de sources publiques et vérifiables.