Québec, le 4 décembre 2025 – L’Association minière du Québec (AMQ) accueille positivement le dépôt du projet de loi 11 visant l’allègement du fardeau réglementaire et administratif par le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, M. Samuel Poulin. Plusieurs mesures proposées dans le projet de loi contribueront à améliorer la compétitivité et l’efficacité administrative dans le secteur minier.

« Cette initiative du gouvernement représente une avancée positive. Il est indispensable toutefois de poursuivre les efforts en ce sens afin que le Québec renforce son attractivité pour les investissements miniers, un secteur qui demeure essentiel à l’économie de nombreuses régions. Dans le contexte actuel, marqué par des défis économiques et géopolitiques, des mesures concrètes s’imposent, et l’allègement administratif et réglementaire constitue l’un des principaux leviers dont dispose le gouvernement pour soutenir le développement économique du secteur », souligne Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’Association minière du Québec.

La collaboration avec les milieux économiques est essentielle pour obtenir des résultats concrets et le gouvernement doit continuer en ce sens. L’AMQ analysera avec intérêt le projet de loi, notamment au niveau des propositions d’harmonisation, de réduction des formalités administratives et de ses impacts concrets pour les entreprises qui œuvrent dans le secteur minier.

Québec, le 10 novembre 2025 – L’Association minière du Québec (AMQ) est encouragée par les grandes orientations économiques dévoilées aujourd’hui par le premier ministre du Québec, M. François Legault. Ces priorités répondent à plusieurs besoins exprimés par le secteur minier québécois, notamment en misant sur une plus grande agilité de l’État pour faciliter l’avancement et la concrétisation des projets, le développement de nouvelles capacités énergétiques et la valorisation des minéraux critiques et stratégiques. Ce positionnement envoie un signal positif aux entrepreneurs, ainsi qu’aux investisseurs de la filière minérale.

« Afin de mettre en valeur le plein potentiel économique et stratégique de nos minéraux, il est crucial d’envoyer des signaux aux investisseurs quant à l’attractivité du Québec, notamment en améliorant la compétitivité administrative et réglementaire de l’État afin d’assurer une plus grande prévisibilité quant aux trajectoires de développement des projets miniers. C’est probablement l’outil à la portée du gouvernement le plus utile, structurant, accessible et le moins coûteux pour agir dans un contexte d’incertitude commerciale », a déclaré Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

« Par ailleurs, la réussite de plusieurs initiatives minières repose sur la disponibilité d’une énergie suffisante, tant pour assurer la viabilité de certains projets que pour poursuivre les efforts d’électrification dans de nombreuses mines à travers le Québec. Je salue également la détermination du gouvernement à promouvoir le développement des minéraux critiques et stratégiques. Le Québec possède tous les atouts pour répondre à la demande et doit privilégier le développement, ainsi que la durabilité des chaînes de valeur des minéraux critiques et stratégiques, comme le souligne le rapport : Le pouvoir québécois dévoilé aujourd’hui », conclut Mme Toussaint.

Québec, le 4 novembre 2025 – L’Association minière du Québec (AMQ) salue plusieurs des mesures annoncées dans le budget fédéral 2025, lesquelles témoignent d’une reconnaissance accrue du rôle stratégique des ressources naturelles pour l’économie du pays. Selon l’AMQ, ces mesures sont susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs dans un contexte économique incertain.

« Le budget fédéral 2025 marque une étape déterminante pour la compétitivité et la croissance du secteur minier canadien, incluant le Québec, qui est l’une des principales provinces minières au pays. Ce budget confirme la volonté du gouvernement du Canada de soutenir le développement de ce secteur d’avenir, en mettant de l’avant plusieurs mesures telles que la mise en place du Fonds souverain pour les minéraux critiques, la création du Fonds du premier et du dernier kilomètre ou encore l’élargissement de l’admissibilité au crédit d’impôt pour l’exploration de minéraux critiques et stratégiques », a déclaré Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

Parmi les principales annonces, on retrouve :

  • Création du Fonds souverain pour les minéraux critiques, doté de 2 milliards de dollars sur cinq ans à compter de 2026-2027. Ce fonds appuiera des projets et entreprises stratégiques par des prises de participation, des garanties de prêt et des ententes d’approvisionnement.
  • Lancement du Fonds du premier et du dernier kilomètre, doté de 371,8 millions de dollars sur quatre ans, pour soutenir le développement de projets de minéraux critiques et accélérer la mise en production de projets à court terme.
  • Élargissement du crédit d’impôt pour l’exploration de minéraux critiques (CMETC) à 12 minéraux additionnels, essentiels à la défense, aux semi-conducteurs, à l’énergie et aux technologies propres.
  • Bonification du crédit d’impôt pour la fabrication de technologies propres, incluant dorénavant l’extraction et le traitement polymétalliques, ainsi que de nouveaux minéraux critiques admissibles.
  • Mise en place d’une superdéduction pour la productivité, permettant aux entreprises de déduire immédiatement une part plus importante de leurs nouveaux investissements en capital.
  • Hausse de 25 milliards de dollars d’ici 2030 du volume d’affaires facilité par Exportation et développement Canada, afin d’appuyer les exportations canadiennes dans les secteurs stratégiques, notamment les minéraux critiques, l’énergie et les technologies propres.
  • Renouvellement du crédit d’impôt pour l’exploration minière jusqu’en 2027.
  • Un investissement de 443 millions de dollars sur cinq ans dans la recherche et l’innovation en matière de traitement des minéraux critiques, ainsi que dans la constitution de stocks stratégiques pour renforcer la sécurité nationale.

    « Bien que les récentes orientations du gouvernement envoient des signaux positifs, particulièrement pour la sécurisation de projets liés aux minéraux critiques, notamment à travers diverses initiatives au Québec, il demeure que le rôle central des minéraux de base et aurifères est largement absent de ce budget. Or, les minéraux provenant de ce secteur constituent une source majeure de revenus fiscaux pour le gouvernement, tout en représentant le cœur de l’expertise et de l’innovation au sein de l’industrie minière », conclut Mme Toussaint.

    166 GESTIONNAIRES DU SECTEUR MINIER RÉCOMPENSÉS POUR LEURS PERFORMANCES EN SST

    Québec, le 8 octobre 2025 – L’Association minière du Québec (AMQ) a souligné hier soir les performances remarquables en santé et sécurité au travail (SST) de gestionnaires de l’industrie minière dans le cadre de son Gala Reconnaissance qui clôturait le colloque SST.

    Réunissant plus de 350 professionnels du secteur minier québécois, cet événement annuel constitue un lieu privilégié pour renforcer la culture de la santé et de la sécurité et pour informer les équipes sur les dernières pratiques dans ce domaine. Cette 59ᵉ édition du colloque SST illustre l’engagement constant, année après année, de l’industrie minière à améliorer ses pratiques afin d’assurer des milieux de travail toujours plus sécuritaires.

    À l’issue d’une journée riche en conférences, l’AMQ a remis les trophées Reconnaissance SST à 166 contremaitres et superviseurs qui se sont distingués par leurs pratiques exemplaires en santé et sécurité tout au long de l’année. Les lauréats proviennent de plusieurs régions minières du Québec, à savoir de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et des Îles-de-la-Madeleine.

    « Les prix ont été remis en reconnaissance d’un engagement exceptionnel envers la santé et la sécurité au travail, basé sur le nombre d’heures travaillées sans accident. Cet événement offre à l’industrie une occasion privilégiée de célébrer ses nombreuses réussites en santé et sécurité du travail avec des chiffres impressionnants qui en témoignent. Les travailleurs miniers démontrent clairement que la santé et la sécurité dans les mines reposent sur une volonté commune de toujours faire mieux et d’évoluer dans un cadre de travail toujours plus sécuritaire », déclare Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

    L’AMQ tient à féliciter chaleureusement les récipiendaires qui font de notre industrie un secteur toujours plus sécuritaire.

    À propos de l’Association minière du Québec

    Fondée en 1936, l’Association minière du Québec (AMQ) agit à titre de porte-parole proactif des entreprises minières en production, en exploration et en transformation, des entrepreneurs miniers, des entreprises minières en développement, de même que des fournisseurs, des institutions, des organismes sans but lucratif et divers partenaires du secteur minier. Fière de la contribution de ses membres qui génère plus de 51 300 emplois et contribue pour 12 milliards de dollars au PIB du Québec, l’AMQ a pour mission de promouvoir, soutenir et développer de façon proactive une industrie minérale québécoise engagée, responsable et innovante.

    Québec, le 30 septembre 2025 — L’Association minière du Québec (AMQ) salue la volonté exprimée par le premier ministre du Québec, M. François Legault, lors de son discours d’ouverture, de réduire les délais d’approbation des projets d’envergure au Québec. Les attentes sont grandes dans le secteur minier qui compose avec une imprévisibilité économique importante.

    « Le premier ministre a une occasion unique de favoriser une meilleure prévisibilité pour l’industrie minière dans un contexte où le Québec a chuté de la 5ᵉ place à la 22ᵉ au dernier classement annuel de l’Institut Fraser des juridictions minières les plus attrayantes au monde aux yeux des investisseurs. Bien que le premier ministre ne contrôle pas l’ensemble des facteurs qui influence actuellement l’économie, celui-ci a, en revanche, tous les outils nécessaires pour intervenir sur la complexité, les délais et les dédoublements qui impactent la compétitivité administrative et réglementaire du Québec. » a déclaré Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

    Rappelons également que le secteur minier contribue de manière substantielle au Trésor québécois. En effet, pour l’année 2022, selon le dernier rapport de l’AMQ portant sur les retombées économiques de l’industrie minière, ses membres ont généré 1,9 G$ de revenus pour le gouvernement du Québec et ce, en excluant l’impôt sur les sociétés.

    À propos de l’Association minière du Québec

    Fondée en 1936, l’Association minière du Québec (AMQ) agit à titre de porte-parole proactif des entreprises minières en production, en exploration et en transformation, des entrepreneurs miniers, des entreprises minières en développement, de même que des fournisseurs, des institutions, des organismes sans but lucratif et divers partenaires du secteur minier. Fière de la contribution de ses membres qui génère plus de 51 300 emplois et contribue pour 12 milliards de dollars au PIB du Québec, l’AMQ a pour mission de promouvoir, soutenir et développer de façon proactive une industrie minérale québécoise engagée, responsable et innovante.

    Un signal clair pour Jean-François Simard, nouveau ministre des Ressources naturelles et des Forêts

    Québec, le 10 septembre 2025 — À la suite du remaniement ministériel annoncé par le premier ministre du Québec, M. François Legault, l’Association minière du Québec (AMQ) tient à féliciter M. Jean-François Simard pour sa nomination à titre de ministre des Ressources naturelles et des Forêts. L’AMQ assure le ministre de sa pleine collaboration pour œuvrer au développement du plein potentiel minier du Québec.

    « L’industrie minière traverse une période charnière, marquée par des enjeux géopolitiques et économiques importants. Les défis sont nombreux, notamment en matière d’efficacité administrative. Ils freinent la progression de plusieurs projets et impactent la compétitivité du Québec. Nous croyons fermement qu’il est possible d’apporter des améliorations concrètes et rapides pour soutenir une industrie minière forte et durable », a déclaré Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

    Un appui clair de la population à l’investissement minier

    Selon un récent sondage réalisé pour l’Association minière du Canada, 74 %[1] des Québécois souhaitent que le gouvernement fasse davantage pour promouvoir l’investissement minier dans la province. Ce soutien populaire s’inscrit dans un contexte préoccupant considérant la chute du Québec de la 5ᵉ place en 2023 à la 22ᵉ en 2024 au classement annuel de l’Institut Fraser des juridictions minières les plus attrayantes au monde aux yeux des investisseurs.

    « Le rapport de l’Institut Fraser met en lumière les causes de ce recul, particulièrement le manque de prévisibilité réglementaire, les chevauchements administratifs et les incohérences entre les ministères. Ces obstacles complexifient l’approbation des projets miniers. Nous savons où agir et restons confiants que des mesures concrètes seront prises pour corriger rapidement la situation », a ajouté Mme Toussaint.

    Remerciements à Mme Maïté Blanchette Vézina

    L’AMQ tient également à remercier Mme Maïté Blanchette Vézina pour son engagement et son travail à titre de ministre des Ressources naturelles et des Forêts au cours des dernières années.

    « Nous saluons le dévouement de Mme Blanchette Vézina, et plus spécifiquement son appui à l’industrie durant une période économique mouvementée. », a conclu Mme Toussaint.


    [1] L’enquête a été réalisée par Spark Advocacy auprès de 1 000 adultes domiciliés au Québec, du 24 au 28 mai 2025. La marge d’erreur est de ± 3,09 %, 19 fois sur 20.

    La récente déclaration du président américain concernant l’imposition de droits de douane sur le cuivre n’est, à ce jour, accompagnée d’aucun décret officiel, bien que la date du 1er août ait été évoquée. Toutefois, comme nous l’avons vu par le passé, la situation peut évoluer rapidement et il est important de rester vigilant.

    Dans un contexte déjà fragilisé par les tensions géopolitiques et la surproduction de certains métaux critiques par la Chine, cette annonce ajoute une pression supplémentaire sur la filière de la fonte et de l’affinage du cuivre au Québec.

    Si les États-Unis imposent des tarifs douaniers et que le Canada réplique par des contre-mesures, cela pourrait entraîner une forte volatilité du marché. Le prix du cuivre pourrait baisser, tandis que celui des produits en cuivre et de leurs dérivés pourrait augmenter, en raison de l’étroite intégration de la chaîne d’approvisionnement entre les deux pays.

    Cette situation renforce l’importance de miser sur la deuxième et troisième transformation ici même au Québec.

    Il est essentiel de créer un environnement d’affaires compétitif, prévisible et efficace, tant pour l’extraction que pour la transformation, afin de :

    • Créer plus de valeur ajoutée localement
    • Réduire notre dépendance à certains pays
    • Cibler de nouveaux marchés

    Le Québec est un acteur clé de la filière cuivre, particulièrement au niveau de la fonte et de l’affinage. En plus de produire du cuivre dans nos mines actuellement en activité, plusieurs projets miniers visent à en extraire à partir de futures exploitations.

    Le cuivre est un métal stratégique utilisé au quotidien dans les télécommunications, les transports, les appareils électroniques, les énergies renouvelables, la plomberie, la construction, etc.

    Pour maintenir et attirer les investissements, nous devons garantir :

    • Une efficacité administrative et réglementaire dans l’octroi des permis et autorisations gouvernementales
    • Une énergie disponible et abordable pour nos activités minières
    • Une vision claire et stable pour l’avenir de notre industrie

    Restons vigilants, proactifs et unis pour défendre la place du Québec dans cette filière essentielle à la transition énergétique et à notre souveraineté industrielle.

    Au total, 12 entrevues ont été accordées sur le sujet à des médias d’envergure, comme RDI et LCN, par Emmanuelle Toussaint, LL.B, PDG de l’AMQ et Francis Bérubé, Directeur, Communications stratégiques et affaires publiques. Voici quelques exemples :.

    Québec, le 28 avril 2025 – Du 28 avril au 4 mai, l’industrie minière vous donne rendez-vous pour célébrer une nouvelle édition de la Semaine minière du Québec, sous le thème : « Ensemble, innovons pour le futur ». Présenté par l’Association minière du Québec (AMQ), en collaboration avec l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), cet événement annuel invite les Québécoises et Québécois de tous âges à découvrir un secteur à la fois essentiel et en pleine transformation. Coup d’œil dans les coulisses fascinantes de l’industrie minière !

    L’innovation est au cœur de l’industrie minière et de ses pratiques. Elle s’invite dans tous les domaines : sécurité des travailleurs, réponse aux exigences environnementales, gestion intelligente des données, et bien plus encore. Véritable fil conducteur, l’innovation guide l’évolution constante du secteur, appuyée sur des normes ambitieuses et des technologies toujours plus avancées, mises en lumière durant la Semaine minière du Québec.

    « L’industrie minière québécoise évolue à un rythme soutenu. On entend souvent parler de projets miniers, de minéraux critiques et stratégiques (MCS), du rôle de l’industrie dans la transition énergétique ou de décarbonation, mais il est tout aussi important de lever le voile sur ce qui se cache derrière ces termes. Informer, expliquer, montrer les bonnes pratiques qui façonnent notre industrie au quotidien. En somme, ouvrir les portes de l’industrie. Au Québec, nous avons la chance de pouvoir compter sur un secteur minier encadré par des normes rigoureuses et animé par une volonté constante, mais surtout commune, de faire mieux. C’est une source de fierté que nous voulons partager », témoigne Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l’AMQ.

    Pendant toute la semaine, des activités telles que des visites de mines, des conférences, des jeux-questionnaires miniers ou encore des activités familiales sont organisées, afin de sensibiliser le grand public à l’importance de nos produits miniers et aussi d’éveiller la curiosité de la relève ! Consultez la programmation officielle sur le site semaineminiereduquebec.com.

    À propos de l’Association minière du Québec

    Fondée en 1936, l’Association minière du Québec (AMQ) agit à titre de porte-parole proactif des entreprises minières en production, en exploration et en transformation, des entrepreneurs miniers, des entreprises minières en développement, de même que des fournisseurs, des institutions, des organismes sans but lucratif et divers partenaires du secteur minier. Fière de la contribution de l’industrie minière qui génère plus de 51 300 emplois et contribue pour 12 milliards de dollars au PIB du Québec, l’AMQ a pour mission de promouvoir, soutenir et développer de façon proactive une industrie minérale québécoise engagée, responsable et innovante.

    Québec, le 25 mars 2025 – Suivant le dépôt du budget du Québec 2025-2026, l’Association minière du Québec (AMQ) accueille favorablement l’accent mis sur la valorisation des minéraux critiques et stratégiques (MCS), avec notamment l’instauration d’un nouveau Plan québécois de valorisation des MCS pour la période 2025-2030. Toutefois, l’AMQ exprime sa déception qu’aucune nouvelle mesure fiscale ne vienne soutenir concrètement les producteurs de métaux de base, pourtant largement contributifs à la richesse collective du Québec.

    Sur le plan fiscal, il faut noter le maintien du congé fiscal à la réalisation des grands projets d’investissement, que l’AMQ accueille positivement, bien que celui-ci méritait des ajustements. À ce titre, la révision des exclusions à cette mesure aurait été plus que bienvenue en incluant les métaux de base aux côtés des MCS. Dans ce même ordre d’idées, l’AMQ salue la bonification du crédit d’impôt relatif à la ressource (CIRR) pour les projets d’exploration et de mise en valeur liés aux MCS mais déplore que cela se fasse au détriment de l’exploration des métaux de base.

    En parallèle, le contexte actuel de tensions commerciales confirme l’importance de mettre en place des mesures en faveur de la diversification des marchés. À ce titre, le budget prévoit une étude de faisabilité visant l’optimisation du transport ferroviaire à partir de la Fosse du Labrador, réputée entre autres pour son fer de haute pureté, afin de faciliter les exportations.

    En l’absence de mesures robustes destinées aux activités minières dans le budget, l’AMQ appelle donc à miser sur l’efficacité réglementaire et administrative pour renforcer la compétitivité du secteur. Dans ce contexte, l’urgence sera d’agir rapidement et autrement.

    « Bien que le contexte budgétaire soit difficile et déficitaire, l’industrie souhaitait un signal fort du gouvernement à son endroit et en faveur de sa compétitivité. L’industrie minière du Québec entre dans une phase décisive et à défaut d’un soutien fiscal significatif dans le budget, il devient impératif que le gouvernement prenne des mesures pour alléger les délais et la lourdeur des processus administratifs. Le cadre réglementaire québécois, loin de se simplifier, se complexifie davantage, entraînant un allongement significatif des délais entre la découverte de gisements et l’ouverture de nouvelles mines. De plus, les entreprises du secteur font face à une multiplication des contraintes, favorisant un environnement d’affaires incertain », déclare Emmanuelle Toussaint, PDG de l’AMQ.

    Rappelons que les activités minières des membres de l’AMQ et de leurs fournisseurs contribuent à hauteur de 12 milliards de dollars au PIB du Québec et représentent un moteur économique incontournable en générant plus de 51 000 emplois directs, indirects et induits, et soutenant plus de 3 800 fournisseurs à travers la province. Grâce à ses ressources minérales, notamment les MCS, le Québec a un potentiel considérable pour devenir un leader mondial dans la transition énergétique. Ces chiffres demeurent conservateurs considérant que plusieurs activités rattachées à l’industrie minière n’y figurent pas, notamment au niveau ferroviaire, portuaire et maritime, à titre illustratif.