Une initiative volontaire d’Eldorado Gold Québec au Complexe minier Lamaque qui a valu à l’entreprise la première marche au concours des Prix Distinction de l’Association minière du Québec (AMQ) en 2026.
Le Plan d’équilibre énergétique et écologique (PEEE) est une initiative volontaire mise en œuvre en 2020 par Eldorado Gold Québec (EGQ) afin d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) historiques et futures ainsi que la perte
de valeur écologique générées par ses activités d’exploration minière de surface au Complexe minier Lamaque.
En bref :
Où : Complexe minier Lamaque, Abitibi-Témiscamingue
Depuis quand : mise en œuvre en 2020
Cible d’atténuation : environ 11 000 tonnes de CO2e (équivalent des émissions liées aux travaux d’exploration réalisés entre 2017 et 2025)
Résultat à ce jour : plus de 87 000 arbres plantés
Publics visés : communautés locales, employés d’EGQ, partenaires régionaux, milieu scolaire et industrie minière
québécoise
Partenaires clés : Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue (AFAT), municipalités, propriétaires privés et Centre de services scolaire de l’Or et des Bois (CSSOB)
Le défi auquel répond le PEEE est double : atténuer les émissions de GES et la perte temporaire de valeur
écologique associées aux travaux d’exploration, tout en générant des retombées positives et durables pour le milieu et les communautés d’accueil.
Pour y parvenir, EGQ a choisi d’agir de façon volontaire, structurée et mesurable, en s’inscrivant dans une
démarche crédible et transparente de gestion du développement durable.
L’entreprise a adopté une approche intégrée combinant l’atténuation à la source, la restauration écologique par la plantation massive d’arbres et une composante sociale et éducative axée sur la sensibilisation à la biodiversité et aux changements climatiques.
Le déploiement du PEEE repose sur une stratégie progressive, structurée et partenariale, intégrée aux pratiques de gestion du développement durable d’EGQ.
Une démarche fondée sur la mesure et la transparence
La première étape a consisté à documenter et quantifier les émissions de GES et la perte de valeur écologique
associées aux activités d’exploration de surface entre 2017 et 2025. Cette analyse a permis d’établir un objectif clair d’atténuation ainsi qu’une méthodologie crédible et transparente.
L’atténuation à la source
En collaboration avec ses entrepreneurs en forage, EGQ a mis en place plusieurs mesures d’atténuation :
– Optimisation des déplacements et des travaux de forage.
– Réduction de la consommation de diesel.
– Amélioration de l’efficacité énergétique des équipements.
– Évaluation d’opportunités d’électrification des foreuses.
Un partenariat stratégique avec l’AFAT pour le reboisement
L’Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue (AFAT) apporte son expertise en foresterie et en éducation environnementale à travers plusieurs contributions :
– Identification et sélection des sites de plantation.
– Réservation des plants.
– Coordination des travaux sylvicoles.
– Suivi et documentation des plantations.
Une mobilisation des employés au cœur du projet
Dès le début du programme, une démarche a été lancée pour impliquer les employés dans la recherche de terrains. Certains ont généreusement offert leurs terres pour la plantation massive d’arbres, dans le respect des exigences d’un contrat notarié et des modalités de séquestration du carbone.
Des cibles annuelles claires et un déploiement mesurable
Le plan prévoyait environ 13 000 arbres par année, assurant une progression constante et mesurable. À ce jour, plus de 87 000 arbres ont été plantés sur différents sites stratégiques : à proximité des opérations minières, sur d’anciens sites miniers d’exploration, dans des municipalités et à l’entrée du parc national d’Aiguebelle.
Une forte dimension sociale et éducative
– Verdissement de cours d’école en partenariat avec le CSSOB.
– Distribution de plus de 1 000 arbres aux employés.
– Conférences sur la biodiversité et la foresterie animées par des spécialistes de l’AFAT.
Cette approche globale a permis de mobiliser efficacement les ressources humaines, techniques et financières, tout en assurant l’adhésion durable des parties prenantes.
Une vision globale et intégrée de la gestion des GES
Le caractère innovant du PEEE réside dans une approche globale et intégrée de la gestion des émissions de GES en contexte d’exploration minière, une démarche encore peu répandue au Québec.
Un reboisement d’envergure, rigoureux et documenté
L’ampleur du programme volontaire de reboisement, soit plus de 87 000 arbres plantés selon une stratégie documentée et suivie, constitue une innovation notable, tant par son envergure que par sa rigueur. Le choix des sites, fondé sur des critères environnementaux et communautaires, renforce la valeur ajoutée du projet.
Un leadership qui dépasse la conformité
La dimension éducative et communautaire, notamment le verdissement des cours d’école et les activités de sensibilisation, traduit une vision de leadership qui va au-delà de la simple conformité réglementaire.
Un alignement fort avec les meilleures pratiques ESG
Le PEEE s’inscrit pleinement dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) :
– Gestion des changements climatiques : démarche volontaire, mesurable et transparente intégrée aux systèmes de gestion du développement durable d’EGQ.
– Protection de la biodiversité : partenariat scientifique avec l’AFAT et sélection rigoureuse des sites de plantation.
– Engagement auprès des communautés d’intérêts : collaborations avec les municipalités et le milieu scolaire renforçant l’acceptabilité sociale.
– Reddition de comptes : publication des résultats dans le cadre de l’initiative TSM et complétion d’un audit externe récent.
– Reproductibilité : caractère structuré et documenté favorisant l’adoption de pratiques exemplaires par d’autres acteurs de l’industrie.
Retombées environnementales
– Plus de 87 000 arbres plantés, contribuant à l’atténuation estimée de 11 000 tonnes de CO2e.
– Plantations majeures réalisées notamment à la municipalité de La Reine et à l’entrée du parc national d’Aiguebelle, secteur Taschereau.
– Création de nouveaux massifs forestiers pérennes et restauration d’anciens sites miniers inactifs.
Retombées sociales et éducatives
– Verdissement de cinq cours d’école entre 2020 et 2025, touchant plus de 1 100 élèves.
– Renouvellement du partenariat avec le CSSOB jusqu’en 2030, avec cinq nouvelles cours d’école ciblées.
– Amélioration concrète des milieux de vie et d’apprentissage dans la municipalité de la Vallée-de-l’Or.
Retombées organisationnelles et régionales
– Renforcement de la culture environnementale interne d’EGQ (distribution d’arbres, conférences, engagement des équipes).
– Développement de l’expertise locale en foresterie et en projets de séquestration de carbone.
– Stimulation de l’engagement citoyen pour la protection du territoire.
Un héritage durable
Le PEEE laisse un héritage environnemental et social durable en Abitibi-Témiscamingue, renforçant la confiance entre l’industrie minière et les communautés.
Le PEEE se distingue par sa forte capacité de mobilisation et par son rayonnement à la fois local, régional et sectoriel.
Une mobilisation multipartenaire
Le projet réunit des partenaires issus de milieux complémentaires, forestier (AFAT et consultants locaux), gouvernemental (Ministère des Ressources naturelles et des Forêts et Parc national d’Aiguebelle), municipal (municipalité de La Reine) et scolaire (CSSOB), favorisant une appropriation collective des enjeux liés à la biodiversité et aux changements climatiques.
Des retombées communautaires visibles
Reboisement de sites stratégiques, restauration d’anciens sites miniers inactifs, création de nouveaux espaces verts et amélioration de la qualité des milieux de vie contribuent à sensibiliser les citoyens et à influencer positivement les perceptions envers l’industrie minière.
Un renforcement de la culture environnementale d’EGQ
À l’interne, le projet a mobilisé les employés dans la sélection des sites de plantation et le repérage d’anciens sites miniers inactifs. À l’externe, il positionne l’entreprise comme un acteur crédible et proactif en matière de lutte contre les changements climatiques.
Un modèle transférable et reconnu
Le PEEE constitue un modèle transférable qui suscite l’intérêt au-delà de la région et peut inspirer d’autres projets miniers ou industriels. Il a apporté une expérience précieuse à l’AFAT et aux consultants en foresterie, ouvrant la voie à une expansion potentielle du programme auprès de plusieurs entreprises du territoire.
Son rayonnement est soutenu par des partenariats médiatisés, notamment dans le magazine spécialisé Le Couvert Boréal, et par la reconnaissance d’organismes spécialisés.

